Ma nouvelle vie

samedi 23 mai 2009

Au fil de me pérégrinations sur Internet, je me suis rendu compte d'une chose. Plus le temps va, plus les "anti-feujs" ou plus simplement les anti sionistes, utilisent Charles de Gaulle pour fustiger Israël et les juifs.
Tout le monde sait que De Gaulle n'aimait pas les juifs... Et c'est ainsi que les supporters de Dieudonné M'Bala M'Bala ajoutent bien souvent un argument à leur propagande (cherchez sur google "de gaulle était anti-sioniste" et vous serez surpris par le nombre de résultats)... Sauf que ces supporters de Dieudo le Facho oublient bien vite que De Gaulle haïssait tout autant les arabes et les noirs...
Une preuve ?
Cette citation du Général De Gaulle en date du  5 mars 1959, rapportée par Alain Peyrefitte dans son livre  "c'était De Gaulle".

« C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées

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article vachement drole quand je pense qu'on prend cette homme pour modéle

Au fil de me pérégrinations sur Internet, je me suis rendu compte d'une chose. Plus le temps va, plus les "anti-feujs" ou plus simplement les anti sionistes, utilisent Charles de Gaulle pour fustiger Israël et les juifs.
Tout le monde sait que De Gaulle n'aimait pas les juifs... Et c'est ainsi que les supporters de Dieudonné M'Bala M'Bala ajoutent bien souvent un argument à leur propagande (cherchez sur google "de gaulle était anti-sioniste" et vous serez surpris par le nombre de résultats)... Sauf que ces supporters de Dieudo le Facho oublient bien vite que De Gaulle haïssait tout autant les arabes et les noirs...
Une preuve ?
Cette citation du Général De Gaulle en date du  5 mars 1959, rapportée par Alain Peyrefitte dans son livre  "c'était De Gaulle".

« C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu'on ne se raconte pas d'histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même s'ils sont très savants. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s'installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées. »

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mercredi 14 janvier 2009

Subject: Aux promeneurs du samedi et à leurs copains d'une certaine gauche.

Dimanche 11 janvier 2009

Aux promeneurs du samedi et à leurs copains d’une certaine gauche.

http://www.mohamed-sifaoui.com/article-26644084.html

J'observe les esprits s'enflammer de plus en plus durant cette guerre qui oppose Israël aux fanatiques du Hamas. Je comprends que l'émotion l'emporte sur la raison. Je le comprends d'autant plus lorsque je vois le traitement médiatique que réservent les chaînes arabes, et notamment Al-Jazira, à ce conflit. Mais cette situation, qui devient de plus en plus inquiétante, me pousse à poser un certain nombre de questions à ceux qui laissent libre court à leurs émotions dégoulinantes ou encore pire à la haine qu'ils n'arrivent plus à dissimuler. Où étaient tous ces musulmans qui ont tant de compassion pour les enfants de Gaza et pour les terroristes qui les ont conduits vers la guerre, ou étaient-ils, dis-je, quand Grozny était littéralement rasée par l'armée russe, cependant que les femmes tchétchènes étaient violées à ciel ouvert par les soldats de Poutine et lorsque les morts se comptaient quotidiennement par centaines ? Mais où étaient-ils bon sang de Bon Dieu ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient ces femmes voilées et les autres qui arborent fièrement aujourd'hui le keffieh palestinien ?

Ou étaient ces casseurs, ces jeunes fougueux et déchaînés, ces vielles dames qui s'exhibent aujourd'hui la larme à l'œil quand il fallait dénoncer les crimes, que dis-je, le génocide perpétré par le régime fasciste du soudanais Hassan Omar Al-Bashir contre des populations Darfouris, démunies, désarmées et sans défense. Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Personne ne leur a dit qu'un crime contre l'humanité se commettait, sous le ciel fanatisé du Soudan ? Où étaient ces jeunes et ces moins jeunes, tous ces promeneurs du samedi, lorsqu'avec SOS Racisme et Urgence Darfour et quelques autres associations, nous avions marché pour condamner le crime de l'État soudanais. Nous nous étions alors retrouvés à proximité de l'Ambassade du Soudan et nous étions tout au plus deux cents personnes. Les Tariq Ramadan, ses adeptes et leurs camarades avaient certainement des courses à faire ce jour-là. Je préfère croire cela, que de penser un instant que tous ces marcheurs du samedi ont plus de compassion pour l'enfant de Gaza que pour l'enfant du Darfour. Peut-être que le musulman qui obéit aux ordres et à l'idéologie du Hamas et défendable alors que le musulman tchétchène habitant Grozny, ne comprenant probablement rien à la chose politique, doit être liquidé dans l'indifférence collective par les hommes de Poutine.

Mais encore, ou étaient tous ces marcheurs du samedi lorsque les Algériens se faisaient découper en petits morceaux par les monstres du GIA et égorgés tels des moutons par les disciples d'Ali Benhadj ? Mais où étaient Besancenot, Buffet, Mélenchon ? Où étaient-ils ? Je me rappelle que certains accusaient alors les victimes algériennes d'être à la solde du régime en place donc légitimement « découpable » en morceaux. D'autres se disaient encore que peut-être le GIA n'était finalement que le fruit d'un complot, d'une manipulation, que l'islamisme ne tuait point, nulle part. D'ailleurs, beaucoup continuent de penser que l'islamisme est une doctrine sympathique qui ne ferait pas de mal à une mouche. Que tout ce terrorisme islamiste qui veut imposer son diktat est une création des « Juifs, des Américains et de beaucoup d'autres salauds ». Je crois même que c'est ce que pensent des politiques comme les très laïcs Besancenot, Buffet et Mélenchon. Sinon que font-ils en marchant aux côtés d'islamistes, de communautaristes, de tribalistes, d'antisémites et de pleurnichards professionnels. Parce que ce qui m'étonne aussi - et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je qualifie certains marcheurs du samedi de « pleurnichards professionnels » - ce qui m'étonne dis-je comment peut-on s'émouvoir lorsqu'est tué un enfant ayant telle religion et ne pas ressentir d'émotion lorsque un autre enfant ayant telle autre religion subi le même sort ? Pourquoi tous ces musulmans qui marchent aujourd'hui les yeux exorbités, la bave sur le menton, tous crocs dehors, n'ont-ils jamais voulu marcher au lendemain d'un attentat terroriste ? Pourquoi n'ont-ils pas marché lorsque des islamistes tuaient d'autres musulmans ? Pourquoi n'ont-ils pas marché après le 11 septembre, Madrid ou Londres ? Mais où étaient-ils lorsque les talibans exécutaient des femmes dans des stades ? Pourquoi, à chaque fois, que je les entends, c'est pour écouter leurs lamentations disant qu'ils appartiennent à une « religion opprimée » ? Pourquoi ne dénoncent-ils jamais, avec de telles marches, ceux qui oppriment au nom de cette même religion ? Pourquoi sont-ils plus virulents, plus haineux et, parfois, plus violents que les Palestiniens et les Jordaniens que je connais ? Pourquoi il y a si peu de dignité dans l'expression de leur émotion sincère ou supposée ? Mais que cache donc cette compassion sélective ? Que cache-t-elle ? Mettons les pieds dans le plat. Le conflit israélo-palestinien serait-il finalement un abcès de fixation qui est entretenu, et notamment par les pays musulmans, pour attiser toutes les haines ? Serait-ce l'appartenance religieuse de l'autre belligérant, Israël en l'occurrence, qui pose problème ? Serait-ce par antisémitisme ? Où serait-ce tout simplement un samedi après midi de défoulement utilisé tel un exutoire pour exprimer une malvie, des frustrations, pour s'élever contre une absence de libido ou que sais-je encore ?   

Je vais révéler le fond de ma pensée. Je pense que plusieurs marcheurs du samedi défilent davantage contre Israël que pour la Palestine. Beaucoup d'entre eux ne marchent pas parce qu'ils adoreraient les Palestiniens, mais parce qu'ils ont une détestation idéologique pour tout ce qui est juif et pour tout ce qui a trait à Israël. Et je pense même - passez-moi l'expression - que la plupart n'ont rien à foutre des Palestiniens. Parce qu'en définitive si ces marcheurs du samedi étaient si humanistes que cela, je pense que je les aurais croisés dans des manifestations en faveur du Darfour ou des Tchétchènes, et dans celles organisées en signe de solidarité avec les victimes algériennes de l'islamisme et dans toutes les marches dénonçant le terrorisme des fascistes intégristes. Ils se seraient peut-être élevés contre la violence exercée par le Hamas, non pas contre les Israéliens, mais contre leurs propres frères du Fatah.

Rassurez-vous, je ne suis pas ravi de voir des civils mourir à Gaza. Cela me désole profondément, mais je ne veux pas que soit occultée la responsabilité du Hamas qui a créé les conditions de la guerre puisque tout en sachant qu'il ne ferait pas le poids militairement, il a provoqué cette guerre au mépris des vies humaines dont il avait la responsabilité tout ceci au nom de cette idéologie qui magnifie la mort et le martyre. Arrêtez alors de nous raconter une histoire à l'envers et révéler le fond de votre pensée que nous voyons d'ailleurs parfaitement dans les slogans que vous portez...À tous les promeneurs du samedi, bon dimanche...

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mercredi 7 janvier 2009

Mourir à Gaza

Martin Birnbaum décrypte les récents événements de Gaza.

Actualité oblige il faut essayer de comprendre ce qui se passe à Gaza (ou à cause de Gaza) car les tombereaux de reproches, insultes, accusations, non-dits qui se déversent sur Israël depuis quelques jours ne font que créer des confusions malheureuses. Certes on est habitué à ce que la presse française (mais pas seulement) se déchaine contre Israël, mais cette fois-ci c’est différent. En quoi ?

Gaza : un territoire deux fois plus grand que celui de la Seine-Saint-Denis avec une population équivalente (1,5 million environ) dispose de 70.000 fonctionnaires et de 80.000 policiers : des chiffres ahurissants, non pas en comparaison avec le «9-3» mais avec n’importe quel pays. De plus, une armée évaluée à 17.000 hommes équipée et instruite par les iraniens et disposant d’un armement varié parmi lequel des fusées «artisanales» ou industrielles par milliers. Comment en est-on arrivé là ?

En 2005 Israël a évacué ce territoire conquis sur l’Egypte en 1967 et qui n’a pas voulu le récupérer en 1977 quand les deux pays ont fait la paix, alors qu’Israël lui rendait le Sinaï dans sa totalité. Ensuite, on a «permis» par voie démocratique, imposée par les Etats-Unis, l’arrivée au pouvoir du Hamas qui depuis belle lurette est considéré par l’Occident entier, ou presque, comme organisation terroriste. Puis, par un coup de force d’une grande férocité, le Hamas a expulsé du territoire tout ce qu’il y avait comme structures du Fatah, parti principal de l’OLP (cela vaut la peine de se souvenir qu’il s’agit de l’Organisation de Libération de la Palestine qui s’est toujours et encore proposée de faire disparaître Israël)… Depuis 2006 on se retrouve avec un «peuple», deux gouvernements (un à Gaza, l’autre de Mahmoud Abbas à Ramallah en Cisjordanie) et pas d’état… Pauvres palestiniens, vu le sort qu’ils se sont choisi, il faut les aider et, l’Europe en particulier, utilise une bonne partie de ses ressources pour atténuer les souffrances de cette population, tout en demandant à Israël qui est considéré par d’aucuns comme puissance occupante, d’assurer une vie «normale» à une population qui ne l’est pas.

Le Hamas se fiche comme d’une guigne du bien être de la population. Pour sa subsistance, l’UNRWA, créée après la guerre de 1948 pour aider 650.000 réfugiés à retrouver une vie normale et qui, maintenant, s’occupe de plusieurs millions, et les aides «humanitaires» y pourvoiront. Pour l’eau, le combustible, l’électricité, Israël fera le nécessaire car considéré, toujours, comme puissance occupante. Pour les armes et les munitions, l’Iran directement ou via la Syrie, assure ce qu’il faut avec la complicité tacite de l’Egypte. Le Hamas peut donc concentrer ses activités dans deux domaines essentiellement : les relations publiques et le tir de fusées. Relations publiques ? Souvenez-vous de Gaza à la lumière des chandelles pour montrer qu’il n’y avait plus de combustible pour faire tourner les centrales électriques. Souvenez-vous des mises en scène (certaines avec l’aide de «journalistes» occidentaux) pour montrer les morts des "frappes indiscriminées" israéliennes (dont certains se relevaient des brancards pour vaquer à d’autres occupations). Regardez les «images» tournées par les palestiniens et diffusées en boucle depuis samedi, toutes faites pour montrer la «barbarie sioniste» (dixit Ahmadinejad) et toutes reprises par les télévisions françaises, anglaises ou allemandes en oubliant leur source.

Que le Hamas ait voulu transformer ce territoire en mini état taliban, personne n’en doute. Son parlement vient de passer une loi permettant aux tribunaux de rendre des sentences dans l'esprit de l'Islam (Al-Hayat, Londres). Selon cette loi, les tribunaux pourront condamner les délinquants à une pléthore de mesures punitives violentes. Elles incluent la flagellation, l’amputation de mains, la crucifixion et la pendaison. La loi réserve la peine de mort à des personnes qui négocieraient avec un gouvernement étranger «à l’encontre de l'intérêt palestinien» ou se livreraient à une activité qui pourrait «saper le moral palestinien». De plus, tout Palestinien pris en train de boire ou vendre du vin sera puni de 40 coups de fouet quand la loi sera promulguée, tandis que les voleurs pris en flagrant délit verront leur main droite coupée. On peut toujours attendre les protestations des gauches françaises convaincues qu’elles sont que les palestiniens sont humiliés par Israël, pays diabolisé comme les Etats-Unis mais qui n’a pas élu son Obama pour tenter vainement de se faire aimer.

Le fond de commerce du Hamas tient en deux mots : détruire Israël. Depuis l’évacuation du territoire en 2005 Israël a vu s’abattre sur le Sud de son territoire des milliers de fusées. De quelques unes par jour jusqu’à presqu’une centaine la semaine dernière. Devenue l’activité principale, elle s’alimente via des tunnels aboutissant en Egypte qui assurent un flux continu d’armes ou munitions.

Gaza a une frontière, hermétiquement fermée, avec l’Egypte. Ce pays ne veut pas l’ouvrir (ou seulement de temps à autre) car elle aurait dû être gérée et contrôlée par l’Autorité Palestinienne et des observateurs européens. Le coup de force du Hamas a fait déguerpir et les uns et les autres. Un premier paradoxe est visible : le Hamas a intérêt à avoir la frontière avec l’Egypte ouverte pour faire entrer plus facilement des armes et des munitions. Israël a intérêt à ce que l’Egypte tienne ouverte cette frontière car, ainsi, il sera encore plus visible qu’il n’occupe plus Gaza et souligner encore plus fortement que les tirs de fusées de Gaza sur le territoire israélien n’ont rien à voir avec une quelconque «occupation». En revanche, l’Egypte n’a aucun intérêt (bien au contraire) à garder la frontière ouverte : elle deviendrait partie prenante de ce qui se passe à Gaza, laisserait des «barbus» entrer pour faire alliance avec les Frères Musulmans (dont le Hamas est une branche) et perdrait un moyen de faire saigner, en permanence, Israël tout en lui laissant le mauvais rôle sur le plan international.

Pendant quelques jours, la semaine dernière, la presse française (essentiellement) se fondant sur des dépêches de l’AFP (Agence France–Palestine ?) nous abreuvait de nouvelles venant de Gaza : le Hamas a mis fin à une trêve de six mois pendant laquelle il n’a tiré «que» 300 fusées sur le Sud d’Israël. La condition d’un retour à la trêve était, tenez-vous bien, l’ouverture du point de passage de Rafah sur la frontière égyptienne… Et Comme les égyptiens firent la sourde oreille, le Hamas et ses partenaires tirèrent le jour de Noël, 87 fusées et obus de mortier en moins de 24 heures sur Israël qui fit savoir, urbi et orbi, que si cela ne cessait pas elle se ferait justice toute seule.

Voilà un deuxième paradoxe. Selon Al-Hayat de Londres, «Les «modérés» du monde arabe, non seulement s’attendaient mais souhaitaient un coup d'Israël contre le leadership du Hamas, y compris contre son infrastructure organisationnelle, militaire et civile. Face au calme qui a prévalu jusqu’ici et devant la reprise du tir de fusées, les Arabes sont mal à l'aise de voir le Hamas créer un équilibre de la terreur vis-à-vis d'Israël». Le Hamas, fort de sa conviction qu’Israël ne ferait rien, fort de sa conviction (justifiée) de pouvoir gagner la «guerre des images» vu que son adversaire était Israël, fanfaronnait et n’a suivi ni les souhaits de l’Egypte, ni les mises en garde de des frères de Ramallah.

Ce qui devait arriver est arrivé… c’était écrit sur les murs…

Samedi dernier, 110 avions ont détruit en un seul passage de 3 minutes 97% des plus de 100 cibles qui leur étaient assignées. Toutes les infrastructures militaires, de communication et de commandement du Hamas ont été pulvérisées ainsi que l’essentiel des «usines» de fabrication de fusées «artisanales» et leurs dépôts de stockage. On sent là la «patte» d’Ehud Barak, celui qui a conçu l’action «Entebbé» ou des incursions inimaginables à Beyrouth du temps où les terroristes d’Arafat avaient transformé le Liban en territoire sous leur coupe. Plus de 300 «activistes» ou «militants» ou «combattants» du Hamas tués qui sont probablement en train de réfléchir maintenant sur l’ineptie de leur organisation dans les bras de vierges aux yeux noirs du paradis des terroristes musulmans. Des officiels palestiniens assurent que la plupart des morts sont des membres des services de sécurité du Hamas, y compris plusieurs commandants de rang supérieur. Il y aurait aussi des victimes civiles… Si des civils sont morts il faut se souvenir que, d’un côté, le Hamas construit ses infrastructures militaires dans le centre des villes (comme le Hezbollah au Liban), et que de l’autre, le «peuple palestinien» a bien voté pour eux et pour leur programme de destruction d’Israël. De plus, un civil dans le jardin duquel on installe, moyennant finances, un lanceur de Qassam n’est plus vraiment un civil…

C’est donc la guerre. Le Général Sherman, pendant la guerre de sécession disait "La guerre est la cruauté. Il ne sert à rien de tenter de l'adoucir. Plus elle est cruelle, plus tôt elle sera terminée. Toute tentative visant à faire la guerre facile et sans pertes, se traduira par l'humiliation et la catastrophe".

Puisque c’est la guerre, puisque le Hamas n’a pas voulu arrêter «les attaques à la roquette visant à tuer des civils israéliens» (dixit Tony Blair, envoyé du «Quartette» au Proche-Orient), Israël l’a fait avec deux objectifs précis : détruire les infrastructures du Hamas et obtenir le calme pour ses citoyens, en utilisant la puissance maximum qu’elle considère nécessaire pour cela. Et c’est là où les choses se compliquent.

D’un côté, le Hamas et ses alliés un peu partout dans le monde parlent de «massacre» et dirigent le chœur des idiots utiles d’Europe surtout (car la «rue arabe» lui est acquise) pour obtenir la «condamnation de l’agression barbare d’Israël». Pourtant, le Ministre égyptien des Affaires Etrangères, en conférence de presse, déclare «L'Egypte a longtemps mis en garde que celui qui refuse de comprendre les avertissements doit prendre ses responsabilités». Naturellement, l’Egypte est accusée par le Hamas de collusion avec Israël.

Et voilà notre président qui sort de l’armoire du Quai d’Orsay la vieille et éculée antienne de «la force disproportionnée». Ce qui ne semble pas compris c’est la vraie nature de la guerre. On peut tourner «autour du pot» autant que l’on veut mais, à la fin, la vraie question reste posée en termes clairs : si l’on est menacé de mort, a-t-on le droit de choisir ses armes ? Il semblerait que tout ce que l’on a trouvé de nouveau pour diaboliser Israël se lie à l’utilisation d’une force "disproportionnée" pour vaincre le Hamas. Certes, les prédicateurs faisant usage de ce concept ont le droit de considérer que le nombre de fusées ou obus de mortier tirés par le Hamas (et ses acolytes) depuis 2005 était proportionnel au mal que ce dernier voulait infliger à Israël. Mais, depuis que des conflits militaires existent, la capacité d’un protagoniste d’infliger un maximum de pertes à l’autre, tout en souffrant un minimum, est une des lois écrites ou non écrites (Sun Tzu). Appliquée au conflit avec le Hamas cette loi ne peut conduire qu’à poser une question simple : pour que sa réponse soit proportionnelle Israël aurait-il dû utiliser des fusées artisanales tirées sur les agglomérations civiles de Gaza ? Et si ce pays ne dispose que de fusées perfectionnées, à quel nombre aurait-il eu droit ?

Bien sûr, on peut dire avec Libération (Laurent Joffrin, d’habitude plus circonspect quand il s’agit de dire des idioties…) que le raid israélien est «cruel et disproportionné». Mais ajouter un adjectif n’est pas innocent car on passe du registre rationnel (proportion/disproportion, donc quelque chose de mesurable) au registre affectif, celui qui s’adresse non pas au cerveau du lecteur mais à ses sentiments. Comme cela, sans le dire, on diabolise encore mieux Israël.

En réalité, ceux qui parlent de «disproportion», pas seulement ses détracteurs mais aussi certains qui assurent être ses amis, veulent qu’Israël reste sans rien faire pendant que ses populations sont bombardées. Si au moins ils disaient à quoi il faut être «proportionnel» quand on a affaire à 1 million d’habitants d’un territoire qui s’est choisi comme dirigeant une organisation terroriste dont la raison d’être, clairement énoncée, est la volonté de vous détruire… Ne pas les prendre au sérieux ? Qui le ferait pour soi-même ?

En dénonçant la trêve qui durait depuis six mois, en refusant à l’Egypte d’en renégocier une nouvelle, le Hamas a menacé Israël de «tirer des milliers de fusées contre les villes d’Ashdod ou Beersheva». Les deux dirigeants principaux de cette organisation terroriste (Hanyeh et Zahar) disaient que, si nécessaire, ils seraient «honorés de joindre le train des martyrs palestiniens». Remarquons, en passant, que pour l’instant ils se terrent Dieu sait où à Gaza tandis que leurs troupes se font décimer par les bombardements israéliens.

Pourquoi le Hamas s’est-il comporté d’une manière tellement irresponsable vis-à-vis de ses propres intérêts ? La réponse n’est pas simple mais elle tient d’un côté à son assurance selon laquelle Israël ne devait rien faire et parce qu’il sait d’expérience que si Israël fait quelque chose, le monde entier se retrouvera solidaire des «frères palestiniens», en oubliant qu’il s’agit de gens qui supportent et aident les terroristes. Et, cerise sur le gâteau, l’Iran, le Hezbollah (donc le Liban) et la Syrie sont là pour l’aider.

Le Hamas se retrouve seul : le Hezbollah (chat échaudé craint l’eau froide) dit qu’il ne prendra pas les armes contre Israël et l’Iran ne fait qu’annoncer l’ouverture d’un registre appelant des volontaires à s'inscrire et à se mobiliser «pour combattre les sionistes et venger la mort des 318 hommes du Hamas tués dans cette opération». Cette nouvelle est utile : à la différence des télés et radios occidentales qui reprennent, sans vérification aucune, les chiffres des morts et des blessés donnés par le Hamas et laissant croire qu’il s’agit de civils, l’Iran reconnaît que les morts sont des hommes du Hamas. Bien sûr il y a des dizaines de civils touchés : dans toutes opérations militaires (Irak, Afghanistan, Pakistan, etc.) on constate un ratio de victimes collatérales de l’ordre de 10 %. La différence entre Israël et le Hamas vient du fait que le Hamas tire ses fusées contre des populations civiles tandis que l’armée d’Israël doit faire face à quelqu’un qui utilise son propre peuple comme bouclier humain… Et, naturellement, toute bavure israélienne contribue à la campagne de relations publiques du Hamas facilitée par la «compréhension» des médias occidentaux et qui se rattache, en réalité, à une campagne de propagande soutenue par des fonds essentiellement européens. La Norvège, la Suisse, la Communauté Européenne supportent avec des millions d’euros une nébuleuse d’organisations non gouvernementales dont l’objet social, n’est rien d’autre que la diabolisation d’Israël et le terrorisme.

Comme par hasard, le dernier «idiot utile» en date (mais il a fait la même chose avec Arafat), Marek Halter, légitime Khaled Mashaal, le chef du Hamas, en le laissant dire (Le Figaro, se devait d’être complice de cette grande action) «à la place de Shalit, on aurait pu prendre des otages civils, mais comme on est en guerre, on a pris un soldat. Quant à un affrontement à Gaza, cela ne m’effraie pas, au contraire». Bon, c’était avant samedi. Depuis, et bien que la rupture de la trêve lui soit attribuée, il est prêt à en accepter une nouvelle pour laquelle Marek Halter se mobilise déjà… Poser la question «qu’avez-vous fait de Gaza depuis trois ans, depuis qu’Israël s’est retiré ? Qu’avez-vous fait des milliards de dollars que la communauté internationale et surtout l’Europe vous a consenti ?» n’est pas venu à l’esprit de ce grand donneur de leçons. Comme il n’a pas eu l’idée de vomir sur ce terroriste quand il a déclaré «il n'y a pas d'alternative aux attentats suicide, c'est ce qui aidera à protéger la bande de Gaza et la Cisjordanie». http://www.lefigaro.fr/debats/2008/12/29/01005-20081229ARTFIG00268-ce-que-le-chef-du-hamas-veut-obtenir-d-israel-par-la-force-.php

La disproportion érigée au rang de dogme pour accepter ou pas une légitime défense ne suffisant pas, on ajoute «il n’y a pas de solution militaire à Gaza». Il n’y aurait donc jamais de solution militaire. Comme pour l’Iran, tant qu’on n’aura pas le courage de reconnaître la complicité de l’Occident à la marche de ce pays vers la bombe.

Mais Gaza ? Un territoire gouverné (avec l’assentiment enthousiaste de ses habitants) par une organisation terroriste et qui a devant lui l’armée israélienne dont les victoires militaires sont nombreuses, la mer et enfin l’Egypte qui, minée par une surpopulation galopante et une crise économique sans précédent, doit se défendre de la mère du Hamas, les Frères Musulmans. C’est dire que, n’en déplaise à tous les «apaiseurs» en rond, il y a une solution militaire certainement, au moins temporaire : la destruction des infrastructures militaires, organisationnelles et sociétales du Hamas. C’est ce qui est en train de se faire à Gaza. Ne pas le croire, ne pas le faire serait se plier à la volonté de ceux qui veulent vous détruire. Ce n’est pas le cas d’Israël, ses ennemis le savent, ses amis devraient s’en souvenir avant de lui demander de se suicider en chantant…

Les jours qui viennent, nous apprendrons que le temps où Jésus, un juif qui a réussi au delà de tout espoir, prêchait «tendre l’autre joue», est révolu depuis longtemps. On est toujours obligé de suivre la loi du Talion. Nonobstant la volonté de l’Europe d’apaiser l’ogre islamiste et la propension générale des élites bien pensantes à diaboliser Israël pour mieux le délégitimer, quelque chose est en train de se passer à l’échelon mondial. Une certaine révulsion contre la terreur islamique, certes pour l’instant quand il s’agit de ce qui se passe en Indonésie, en Thaïlande ou à Bombay, commence à se manifester avec de plus en plus de vigueur. L’espoir n’est pas perdu, qu’un jour les assassinats suicides, les actions terroristes de tout poil, les tirs de fusées, fussent-elles «artisanales», tout ce dont Israël a bénéficié en premier avant le reste du monde, soit considéré comme l’expression de la barbarie islamiste qui ne se justifie par rien d’autre que la volonté de détruire ceux qui ne sont pas les adeptes du prophète… Et qui sait, à partir de là (mais cela a commencé déjà) le monde entier commencera à se détacher de la «cause palestinienne».

Quant au Hamas, «Nous croyons à la mort, dit-il, tandis que vous croyez à la vie». Parfois on obtient ce que l’on souhaite (Barry Rubin). C’est le cas aujourd’hui à Gaza, ils ne devraient pas s’en plaindre.

La France, assurant encore deux jours la présidence de l’Europe, a convoqué à Paris les ministres des affaires étrangères des 27. Tandis que les pays arabes, eux, ont quelques difficultés à se mettre d’accord sur la tenue d’une réunion pour condamner d’une seule voix Israël. Ils devaient se rencontrer en urgence mais ils ne le feront que le 2 janvier. Comment ? Faire attendre les frères palestiniens encore trois jours ? Cela ressemble à la volonté de laisser Israël casser le Hamas autant que faire se peut, non ? Et pour que l’on ne se trompe pas, Monsieur Moubarak explique à l’Europe que ceux qui tirent les ficelles sont l’Iran et la Syrie et que l’Europe a tort d’accorder le bénéfice du doute à ces derniers.

Sans doute on reparlera de «disproportion» et de la «nécessité du dialogue». En sortant de réunion, Bernard Kouchner a menti doublement en parlant de «catastrophe humanitaire» et en travestissant le communiqué officiel qui parlait d’une «trêve permanente respectée de tous» en disant «une trêve de 48 heures», ajoutant «j’ai vu des trêves de 48 heures qui ont tenu longuement et des trêves supposées longues qui n’ont pas tenu 48 heures». Pourquoi ? Pourquoi la France veut-elle sauver le Hamas comme jadis elle a sauvé Arafat en l’évacuant avec armes et bagages de Beyrouth à Tunis ?

© Marin Birnbaum pour LibertyVox

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dimanche 4 janvier 2009

Vous avez dit…

Je dînais hier avec deux amis de Toulouse. C. me disait ne pas voir d’issue au conflit israélo-palestinien. Je me suis dit : comment pourrait-il penser autrement avec ce que les ondes répandent ? Lui qui m’a souvent ouvert les yeux sur certaines réalités, car il est plongé dans le monde social et il est féru d’économie.

En géopolitique, nous sommes tellement martelés qu’il est difficile de rester un esprit indépendant.

Je tente de leur expliquer qu’il y a une guerre contre les extrémistes, les fanatiques et non contre les Palestiniens ; qu’Israël négocie avec Mahmoud Abbas, qui représente les modérés mais qu’il ne peut demeurer coi devant des bombardements incessants : quel Etat supporterait de recevoir quelques milliers d’obus sans broncher ?

Que le conflit n’est plus tant israélo-palestinien qu’israélo-extrémistes, je parle, mais vois leurs regards qui n’osent me contredire. Si je leur disais que combattre Ben Laden c’est combattre le fanatisme meurtrier, pas le peuple Afghan, je pense qu’ils seraient d’accord.

Sur Israël et les Palestiniens, ils savent que j’en sais beaucoup, mais ils ne me questionnent pas, et j’ai toujours l’impression désagréable de produire un discours creux qui les laisse perplexes.

Pour comprendre la remarque de C., j’ai écouté ce matin les radios, j’ai glané. Je me suis dit que les commentaires que j’entendais auraient pu aussi bien avoir été prononcés in extenso il y a deux ans (guerre 2006 Israël-Hezbollah) , cinq ans (intifada, vagues d’attentats-suicides) , il y a quatorze ans (idem) etc.

Du réchauffé. Enfin, pas tout à fait. L’ONU condamne, mais ne nomme personne. Il faut arrêter « les opérations militaires ». Que ne l’a-t-elle dit depuis 2001 que le Hamas canarde Israël ? Que ne s’est-elle réunie en urgence quand, pendant la « trêve » entre Israël et le Hamas à Gaza, ce dernier a tiré 377 roquettes et obus sur la population uniquement civile du sud d’Israël (dont 200 pour le seul mois de novembre) ?

Mais voilà. J’ai entendu ce matin cette chose surprenante : « Les deux camps entretiennent l’escalade ». Rien de méchant à priori. Ca bombarde des deux côtés. Mettre sur le même plan Israël et le Hamas, c’est comme faire une équivalence entre un preneur d’otage et le GIGN.

« A Gaza ce sont des scènes de film d’horreur ». C’est vrai que les hommes du Hamas, ceints de noir avec leur bandeau vert au verset coranique, tenant leur lance-roquettes, avec leur horde de martyrs potentiels qui défilent en robe blanche ceinturés d’explosifs, comme des jeunes vierges communiants ou, version plus trash, des aficionados du Ku Klux Klan, tous proférant des horreurs antisémites, c’est vraiment une scène d’horreur.

Ah, pardon, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Il s’agit des scènes de destruction, des corps de Palestiniens morts répandus, du sang, des gravats..

Qu’ils sont de piètres communicants, ces Israéliens. Même pas fichus de montrer un corps déchiqueté par une roquette Qassam. Même le petit Ofer Twito, 8 ans, amputé d’une jambe à cause de l’explosion d’une roquette en février dernier, on ne le médiatise pas…

Ou le corps déchiqueté de Jimmy Kedoshim, du kibboutz Kfar Aza, tué par une attaque de mortier en octobre 2008. Au moins un petit bout… Et bien non. Pas vu, pas pris.

« Israël se plaint des roquettes, mais il n’a eu que 10 morts » entend-je d’un spécialiste du Moyen-Orient, qui n’est en fait qu’un idéologue bien connu dirigeant un magazine de propagande. Mais puisqu’il se dit spécialiste, qui le contestera ? Pas le journaliste qui lui donne la parole.

Comme quand on entend sur les ondes Nasrallah appeler le monde arabe à se mobiliser contre Israël, et puis ensuite les paroles du ministre israélien de la Défense. C’est vrai, Nasrallah est un chef, pas de raison de ne pas lui donner la parole.

Un fasciste islamiste, dont les troupes fanatisées font le salut nazi (et si !) et sont prêtes à se faire sauter n’importe où, sur ses ordres, y compris à Beyrouth, mais un chef tout de même.

Donc à mettre au même plan qu’Ehud Barak, qui n’est au fond qu’un militaire devenu politicien. Comme Nasrallah.

« Que 10 morts ». Mais soyons tatillons ; Israël a eu 24 morts depuis que les roquettes arrosent le Néguev occidental (Sdérot, Nétivot et les kibboutz alentours), soit depuis 2001.

Alors « qu’en deux jours, Israël a fait plus de 300 morts » poursuit le spécialiste. Comme en chacun de nous sommeille un mathématicien, on a vite fait le calcul : 24 morts pour Israël en plusieurs années, ça fait un ratio annuel très faible.

Et plus de 300 morts palestiniens en deux jours, c’est terrible.

En termes de chiffres comme en termes d’images, Israël est à la masse. Puisqu’il refuse de montrer ses morts, il pourrait au moins avoir plus de victimes ! Il faudrait que je demande au spécialiste à partir de combien de morts le gouvernement israélien aurait le droit de se défendre.

Chaque missile tiré par les lanceurs islamistes l’est dans le but affiché de faire des victimes civiles. Et d’ailleurs, les 24 victimes israéliennes sont civiles. Et les lanceurs de roquettes en sont ravis. Mais il n’y en a que 24 !

Sur les quelque 300 morts palestiniens, 97% sont des « activistes » du Hamas (prenons la terminologie en vogue pour ne pas choquer les spécialistes) . Oh, on n’est pas obligé de le croire. On peut choisir de croire le Hamas. On est libre.

Et pour les victimes civiles palestiniennes, Israël n’est pas ravi du tout. Il a appelé sur leur téléphone portable les habitants des bâtiments qu’il allait bombarder (car abritant des stocks d’armes) et a parachuté des tracts demandant aux civils de s’éloigner de telle ou telle zone. Et tout le monde connaît la capacité de renseignement de l’armée israélienne.

Mais « à Gaza, on vit dans la peur » témoigne une habitante de Gaza. C’est absolument incontestable. Des F16, des bombes, c’est terrifiant et il n’est pas raisonnablement possible de ne pas compatir avec la population gazaouie.

Mes amis du kibboutz Nir-Am (entre la bande de Gaza et Sdérot) n’aiment pas parler de peur. Ils la tournent en dérision, comme pour la conjurer.

Quand les roquettes s’abattent de façon aléatoire dans le temps et l’espace, quand l’une d’elle explose à 80 mètres de la maison et qu’on n’a pas le temps de courir aux abris trop peu nombreux, on serre les dents.

Quand il faut expédier ses enfants chez un frère ou un parent loin de là, et vivre soi-même calfeutré, on préfère encore serrer les dents. Les gens que je connais ne se plaignent pas. Ils se plaignent moins que moi du froid à Paris !

Et voilà un autre fait pas médiatique du tout : Israël construit des abris anti-roquettes !! Fou, non ? Israël a mis au point une alarme qui donne le signal dès qu’une roquette est tirée (10 à 15 secondes pour se mettre aux abris). D’où les « que 24 morts ».

Les enfants de Sdérot sont en majorité suivi par des psychologues pour des syndromes de stress post-traumatique. Autant dire que c’est une non-information. Aujourd’hui, il faut du « Kill Bill », du sang, des pleurs, du drame.

Montrer des abris anti-roquettes, des gens courageux qui subissent les tirs de la haine, c’est nul.

En fait, ce que beaucoup aimeraient sans se l’avouer, c’est qu’Israël se fasse bombarder sans réagir. Quand le sympathique Saddam Hussein a envoyé 39 scuds sur Israël en 1992, la non-réaction d’Israël a tout juste été accueillie avec un mépris silencieux (« que 2 morts » !).

Depuis l’intensification des tirs de roquettes contre Israël depuis la bande de Gaza, itou, on attend qu’Israël reste tranquille. S’il répond, ce sera de toute façon disproportionné . Il n’a qu’à faire comme le Hamas, envoyer des roquettes artisanales de façon aléatoire sur Gaza, et faire à peu de chose près le même nombre de morts. Ou ne rien faire.

Tant pis pour les spécialistes..

Israël à une armée de défense. Cela n’a que 88 ans (fondation de la Haganah, ancêtre de Tsahal, en 1920). Cela mettra le temps qu’il faut, mais il faudra bien que les tenants de l’immobilisme suicidaire se résolvent à intégrer ce fait : les Juifs se sont défendus, les Juifs se défendent, les Juifs se défendront.

Catherine Leuchter © Primo, 29 décembre 2008

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Chers Habitants de la Planète terre,

Navré de vous perturber !

Je comprends qu'en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons.
Il s'avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés..
En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.

  • Aujourd'hui, c'est pour l'utilisation excessive de la force contre les dirigeants "innocents !" du Hamas.

  • Récemment, c'était pour "la répression brutale des Palestiniens".

  • Avant cela, c'était pour le Liban.

  • Avant encore, c'était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad,

  • de la guerre de Kippour

  • et de la campagne du Sinaï.

Il s'avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément.

Naturellement, Chers habitants de la planète Terre,
longtemps avant l'existence de l'Etat d'Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.

  • Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.

  • Nous avons irrité le peuple autrichien qui l'a applaudi à son entrée dans Vienne.

  • Nous avons irrité un bon nombre de nations d'Europe de l'est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.

D'ailleurs, l' i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l'histoire.

  • Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d'entre nous, entre 1848 et 1849.

  • Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte , étaient tellement irrités par les Juifs, qu'ils nous ont massacrés en quantité énorme.

  • Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.

  • Nous avons irrité l'ennemi juré de l'Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues - avec les Juifs à l'intérieur -, a fait preuve d'un remarquable esprit chrétien œcuménique !

Et c'est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l'on peut dire, et de créer un Etat juif.

Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?

Et c'est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu'apparemment, nous avions aussi irrité !

Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s'avère que vous êtes difficiles à contenter.

Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !

  • Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.

  • Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l'évidence, l'obstacle à la paix au Proche-Orient.

  • Moscou est contrarié.

  • Washington est contrarié.

  • Les Arabes "radicaux" sont contrariés.

  • Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.

Eh bien, Chers habitants de la planète Terre, prêtez attention à la réaction d'un Juif normal d'Israël.

En 1920, 1921 et 1929, il n'y avait pas de "territoires de 1967" pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes.

En fait, il n'y avait pas d'Etat juif pour irriter qui que ce soit.

Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée.

Chers habitants de la planète Terre, pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ?

Etait-ce par colère contre l'agression israélienne de 1967 ?

Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ?

Etait-ce en raison de l'irritation arabe pour 1967 ?

Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre, avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine - qui aurait permis la création d'un "Etat palestinien" à côté d'un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié "Non!" et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l'agression de 1967 ?

Et à propos, Chers habitants de la planète Terre, pourquoi n'avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? !

Les 'pauvres Palestiniens' qui, aujourd'hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu'ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l'Etat juif à la mer.

Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de "itbah-al-yahud, massacrez le Juif !", que nous voyons et entendons aujourd'hui, ont été vus et entendus alors.

Le même peuple, le même rêve : détruire Israël.

Ce qu'ils n'ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd'hui...

Et nous ne devrions pas les réprimer ?

Chers habitants de la planète Terre,

  • vous êtes restés les bras croisés durant l'Holocauste.

  • Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.

  • Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.

  • Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d'annihilation.

Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre.

Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre, eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.

De toute façon,
Chers habitants de la planète Terre,
même si cela doit vous causer du tracas,
il y aura toujours un Juif en Israël
qui voudra rester vivant
et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants.

Navré de vous perturbe
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lundi 22 décembre 2008

la piscine

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l'hotel, la chambre, les environs

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l'hotel, la chambre, la plage

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premier jour et decouverte de l'hotel, ses environs

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